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Réflexions sur le langUage
Article de
Jojo
Le langage est un thème de
conversation courante à la FC Tianjin. Ceci
peut-être du au fait qu’on doit faire des efforts pour comprendre et se
faire comprendre, utiliser les techniques du mime et surtout apprendre le
chinois,une langue où tous les réflexes et les repères sont différents.
Voici donc un répertoire des
réflexions qu’on peut être amené à faire, en pagaille, un peu comme des
brèves de comptoirs, sur le français, le chinois et les autres langues que
nous pouvons maîtriser .
1.Appellations et titres honorifiques.
En français, il est peu courant
d’avoir recours aux titres honorifiques, alors qu’en chinois on emploie des
termes spécifiques pour s’adresser aux professeurs « laoshi », même
quand ils n’ont pas 25 ans, aux chauffeurs de taxi et mini-leaders «
shi fu«, aux employés et serveurs « fuwuyan ». quand quelqu’un
n’a pas de titres, en somme parce que sa profession n’a pas d’intérêt, on
l’appelle « Xiao... », soit « mon petit », ou encore « lao »
suivi de son nom, ce qui veut dire « vieux ».
Il est regrettable de ne pas avoir les
mêmes usages en français. Il vaut vraiment être Ambassadeur pour se faire
appeler « Excellence » ou être dans les ordres- ce doit être
particulièrement flatteur de se faire appeler « Monseigneur ».
On n’a simplement recours à
l’appellation des Monsieur/ Madame suivi de la fonction, sujet polémique
fortement revendiqué par les féministes.
Ces appellatifs donnent un coté
convivial car on se voit attribuer une utilité dans la société. Imaginez
qu’on vous appelle « Maitre », pour la bonne raison que vous avez une
maîtrise ou technicien quand vous avez un BTS ? (2. voir le site.)
2.La
précision des registres.
Certaines langues sont très précises
et possède des termes spécifiques pour désigner certains termes, ce qui
donne lieu à des nuances que les maîtres du verbe peuvent utiliser pour
faire sentir leur supériorité.
Je ne connais pas assez le chinois
pour parler des nuances, en revanche on peut être touristes et se rendre
compte de l’importance occupée par certains faits, en observant le langage
spécifique.
Ainsi la nourriture est un fait
essentiel en chine. Les premiers mots que les débutants apprennent leur
permettent de se faire comprendre dans la vie quotidienne, c’est à dire au
restaurant ou pour acheter à manger. Chi fan : « chi » pour manger,
« fan », du riz vapeur. La nourriture est porteuse de vie, aussi quand
on croise un copain, on lui dit « chi fan le ma ? » , quelque soit
l’heure de la journée : c’est une façon de dire « tu va bien ? ».
Le lexique de l’alimentation est très
précis : il existe différents termes qui signifient restaurants : un pour le
bouiboui où on évite de poser ses mains tellement c’est sale, un pour le
restaurant respectable, un pour le grand restaurant dans lequel on va avec
le patron.
En revanche, le registre de l’hygiène
n’est pas si développé. Plus exactement je n’ai pas appris tant de mots car
ce n’est pas très usité. Un exemple : les profs de chinois traduisent
« serviettes hygiénique » par « papier toilette féminin ». Or le
développement du langage reflète celui des moeurs.
Pour le registre des monuments
également, l’usage des mots est à l’image de l’esprit.
En chinois on utilise des
spécificatifs pour préciser la nature de l’objet : « zhang »,pour les objets
plats comme les cartes et tickets, « jian « pour ce qui passe par les bras,
« fu » pour ce qui va par paire, comme les baguettes et les gants...
Un jour j’ai fait une rédaction en
chinois sur le tourisme et les voyages . Dans un désir de méthode, j’ai
cherché dans un dictionnaire le spécificatif des monuments, j’ai trouvé « Suo ».Mon
prof n’a pas compris et je lui ai expliqué,alors il a dit, non, c’est
inusité, ça veut dire monuments funéraire et ça ne s’emploie couramment que
pour les toilettes (Cesuo). Alors je lui ai demandé un mot pour
exprimer le générique des monuments : tours, temples, pagodes, de tout âge
et de tout pays. Il n’ a pas trouvé, alors qu’il est très intelligent,
cultivé, fluent en anglais, et fait des études d’ingénieurs. Il est
seulement arrivé à à un mot signifiant building.
3.Homonymes
et ambiguïtés.
Certains mots peuvent désigner 2
réalités différentes, alors il est difficile de savoir ce qu’ils expriment.
Par exemple, un boy-friend est un ami
masculin. Ainsi les femmes peuvent parler sans scrupules de leurs amants à
leur mari.
Le mot wanr veut dire s’amuser
et son sens est très large. Alors les jeunes l’emploient pour dire à leur
parents quand ils vont en boite et dans les bars . ça reste le même mot que
quand ils avaient 3 ans, alors personne ne se doute qu’ils vont se
débaucher. |