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Le gouvernement chinois veut promouvoir la consommation de vin auprès des
chinois avec comme objectif de faire diminuer la consommation d'alcool fort
notamment lors des traditionnels toasts.
Si aujourd'hui on estime la production locale à 4 millions d'hectolitres
(China wine on line 2005) les projets de plantation et de création de
nouvelles installations viticoles sont fortement encouragés (souvent des
projets en joint venture).
Seulement 10 % des 1,4 milliards de chinois sont consommateurs de vin. Il
s'agit essentiellement de produits cadeaux achetés et consommés pendant les
grandes périodes de fêtes :
Nouvel An chinois, Saint-Valentin, 1er mai et 1er octobre. Le prix moyen
d'une bouteille se situe entre 2,5 et 5 euros. Les importations ne
représentent que 12 % du marché avec une croissance de 22 % surtout
favorisée par la baisse des taxes (48,2% de taxes).
Les importations concernent essentiellement le vin en vrac ( 81 % du
volume), qui par assemblage rejoindra la production locale pour devenir un
vin chinois.
La France est le premier fournisseur de vin en bouteilles (33% en volume et
38 % en valeur), mais l'Australie est en train de mettre en place un plan
stratégique sur la Chine et la présence des vins australiens est de plus en
plus pressante.
C'est Bordeaux qui se taille la part du lion. Les grandes enseignes de
distribution Carrefour, Metro … représentent 35 % des vins importés. Si vous
allez dans un magasin Carrefour en période de foires au vin (juste avant les
grandes fêtes), vous retrouverez l'ambiance (présentation, catalogue,
animation) de votre magasin habituel. Ce sont surtout les expatriés et
quelques amateurs qui constituent la clientèle des vins importés.
Cependant, le vin, et particulièrement le vin Français grâce à sa grande
réputation en Chine, est de plus en plus populaire dans les grandes villes
telles que Shanghai, Hong Kong ou encore Pékin.
Plusieurs importateurs sont en effet présents sur ces marchés avec un taux
de croissance que nous n’avons pas réussi à connaître. IL existe également
un autre marché qui se développe fortement dans les villes dites « secondaires »
de Chine : Tianjin, Chengdu, Hangzhou, Xi’an…
D’après notre étude, le problème dans ces villes la n’est pas vraiment le
coté « vente », recherche de clients mais plutôt les difficultés
d’importation (problèmes aux douanes, certifications…) , problèmes en tout
genre, tout le coté éducation à mettre en place et en tout dernier lieu
l’adaptation à la culture Chinoise.
En effet, si vous servez un verre de vin ou offrez une bouteille à un
chinois, il se peut que celui-ci trinque avec vous et ses amis (« kambei »)
et le boive d’un trait sans déguster ou apprécier les parfums et différents
arômes,C’est pourquoi l’éducation doit prendre une place importante.
Voir la vidéo « petite
méthode chinoise pour boire et apprécier le vin français » que j’ai
réalisé.
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